Que contient une formation PASI BTP® de quatorze heures ? Voici le déroulé pédagogique, les thèmes, les exercices, les évaluations et les repères logistiques.
La formation PASI BTP® se déroule sur deux jours, pour une durée totale de quatorze heures. Ce format court impose un programme structuré. Chaque séquence doit servir un objectif précis : comprendre les enjeux de la prévention, repérer les risques communs aux chantiers, choisir des mesures adaptées, préparer son poste et savoir alerter.
Le programme ne se résume pas à dix fiches de risques. Il commence par les notions qui permettent de raisonner : danger, risque, protection, prévention, presqu’accident et accident. Il aborde ensuite le rôle des acteurs, la réaction face à une urgence, les règles, le devoir d’alerte et le droit de retrait. Les dix familles de risques occupent une place centrale, avec des chasses aux risques et des activités pratiques.
Chez MOBILIS, le parcours associe la salle et un plateau technique mobile. Le groupe compte de huit à douze stagiaires. Les supports comprennent des situations visuelles, des jeux, des démonstrations, des manipulations et des évaluations. Le programme vise ainsi une compétence observable, pas une simple récitation.
Les repères généraux du programme PASI BTP®
Le public visé correspond aux salariés intérimaires missionnés sur des chantiers du bâtiment ou des travaux publics. Le programme MOBILIS prévoit deux prérequis : avoir au moins dix-huit ans et comprendre les consignes dispensées en français. Toute demande liée au handicap peut faire l’objet d’un échange avec le référent handicap avant l’inscription.
La durée s’établit à quatorze heures sur deux jours. L’effectif se situe entre huit et douze personnes. La modalité reste le présentiel, avec des séquences en salle et sur un plateau technique. Une feuille d’émargement suit la présence par demi-journée. Une attestation de formation est prévue pour les stagiaires qui suivent l’intégralité de la session selon les règles du programme.
Le contenu s’appuie sur le référentiel du PASI BTP®. La formation doit donc conserver une cohérence entre les objectifs, les risques abordés, les méthodes, les activités et l’évaluation.
Séquence 1 : comprendre les enjeux de la prévention
La première étape pose le sens de la formation. La prévention ne se réduit pas au port d’un casque ou au respect d’un panneau. Elle agit avant l’accident, par l’organisation, les choix techniques, les protections collectives, les consignes et les comportements.
Le formateur présente les impacts humains, professionnels et collectifs d’un accident. Le groupe travaille aussi les définitions. Un danger désigne une propriété ou une situation capable de causer un dommage. Le risque dépend de l’exposition au danger et de la gravité possible. La protection limite les conséquences ou l’exposition. La prévention cherche à éviter l’événement ou à réduire sa probabilité.
Les notions de presqu’accident et d’incident ont une vraie utilité. Un événement sans blessure peut révéler une faille. Le signaler permet de corriger la situation avant un dommage plus grave. Cette culture du retour d’expérience prépare la suite du programme.
Séquence 2 : comprendre le mécanisme de l’accident
Une situation dangereuse ne produit pas toujours un accident. Plusieurs éléments se combinent : un danger, une exposition, une action, une défaillance, une absence de protection ou une décision tardive. Le stagiaire apprend à reconstruire cette chaîne.
Une étude de cas peut partir d’un scénario simple : un ouvrier traverse une zone de manœuvre, l’engin recule, le conducteur ne le voit pas et aucun signaleur n’est présent. Le groupe repère le danger, les écarts, les causes et les mesures qui auraient pu rompre la chaîne.
Cette méthode évite une lecture morale de l’accident. Elle ne cherche pas un coupable unique. Elle examine l’organisation, le matériel, l’environnement, la communication et les choix du poste. Le stagiaire comprend alors que plusieurs barrières peuvent agir avant le dommage.
Séquence 3 : identifier le rôle de chacun
Le chantier rassemble de nombreux acteurs : entreprise de travail temporaire, entreprise utilisatrice, conducteur de travaux, chef de chantier, chef d’équipe, salarié intérimaire, sauveteur secouriste du travail, préventeur, coordonnateur SPS, signaleur ou élingueur selon les activités.
Le programme aide le stagiaire à savoir vers qui se tourner. Une anomalie liée à l’organisation, un matériel défectueux, une consigne peu claire ou un accès dangereux ne se traitent pas par le silence. Le salarié alerte son responsable et demande les informations utiles.
Le rôle de l’intérimaire ne consiste pas à décider seul de toutes les mesures. Il doit respecter les règles, utiliser les protections, rester dans le périmètre de sa mission et signaler les situations qui dépassent ses compétences. Cette posture protège le salarié et l’équipe.
Séquence 4 : réagir face à une urgence
La formation présente la conduite à tenir face à un accident ou à un presqu’accident. Le premier réflexe ne doit pas créer une nouvelle victime. Il faut reconnaître la situation, protéger la zone selon ses possibilités, alerter les secours et suivre les consignes du site.
Le stagiaire repère aussi les sauveteurs secouristes du travail. Il apprend à chercher les informations utiles : numéros d’urgence, point de rassemblement, adresse du chantier, accès pour les secours et moyens d’alerte.
Le PASI BTP® ne remplace pas une formation de secouriste. Il donne un cadre de réaction et rappelle les limites. Une personne non formée ne doit pas improviser un geste de secours complexe.
Séquence 5 : règles, procédures, devoir d’alerte et droit de retrait
Le chantier repose sur des règles collectives. Elles portent sur les accès, les déplacements, les EPI, les zones interdites, les permis, les autorisations, les travaux simultanés et les consignes de l’entreprise.
Le devoir d’alerte occupe une place directe dans le programme. Le salarié signale une anomalie, un incident, un accident ou une situation à risque. Une alerte utile décrit les faits : lieu, tâche, danger observé, personnes exposées et mesure provisoire éventuelle.
Le droit de retrait demande une présentation rigoureuse. Il ne s’agit ni d’un abandon de poste, ni d’un moyen de contourner une consigne. Le salarié peut se retirer d’une situation dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. L’alerte doit accompagner cette décision. Le programme donne des repères, sans se substituer à une analyse juridique de chaque cas.
Séquence 6 : les dix risques du BTP
Le programme traite dix familles : règles de vie, énergies, déplacements et accès, engins et véhicules, travail en hauteur, ensevelissement, stabilisation provisoire, travaux à proximité de voies de circulation, outillage électroportatif et élingage.
Chaque thème suit la même logique. Le stagiaire commence par observer une scène. Il repère les dangers, les personnes exposées et les écarts. Le formateur apporte ensuite les règles, les protections et les contrôles. Une activité permet enfin de tester la compréhension.
La chasse aux risques occupe ici une place forte. Elle peut partir d’une vidéo, d’une illustration, d’une maquette ou d’une scène sur le plateau. Le groupe ne cherche pas seulement « ce qui ne va pas ». Il explique pourquoi la situation expose une personne et quelle mesure doit être prioritaire.
Séquence 7 : choisir les moyens de prévention
Le repérage du risque n’a de valeur que s’il conduit à une action. Le programme présente les moyens de prévention adaptés à la tâche. La priorité va aux choix qui suppriment ou réduisent le risque à la source. Les protections collectives passent avant les protections individuelles lorsque la situation le permet.
Pour un travail en hauteur, le raisonnement porte sur l’accès, le plan de travail, les garde-corps, la stabilité, le contrôle du matériel et les limites d’utilisation. Pour un engin, il porte sur la séparation des flux, la zone de manœuvre, la visibilité et la communication. Pour un outil, il traite l’état du matériel, le protecteur, l’alimentation, l’environnement et les EPI.
Le stagiaire apprend aussi à reconnaître ses limites. Une mesure improvisée ou un matériel détourné de son usage ne constitue pas une prévention acceptable.
Séquence 8 : préparer son poste de travail
La préparation du poste relie les dimensions organisationnelles, techniques et préventives. Avant l’action, le salarié vérifie la tâche, le mode opératoire, l’environnement, les accès, les matériels, les protections et les consignes.
Une simple question peut éviter un accident : « Ai-je compris ce que je dois faire et avec quels moyens ? » Le programme pousse le stagiaire à vérifier les zones de circulation, les coactivités, la stabilité, l’état des outils, les EPI et les moyens d’alerte.
La préparation inclut aussi la fin de tâche. Le rangement, le retrait d’un balisage, la remise en état et l’évacuation des déchets doivent respecter l’organisation du chantier.
Séquence 9 : les compétences pratiques
La pratique donne du relief aux notions vues en salle. Le programme MOBILIS prévoit des chasses aux risques sur site, des situations liées au travail en hauteur, une simulation de chantier, une recherche d’anomalies et un travail sur les EPI.
Le plateau technique mobile sert de support à ces activités. Il permet de montrer un accès, un balisage, un équipement, un outil, un dispositif provisoire ou un montage pédagogique. Le formateur rappelle toujours qu’une situation de formation reste limitée. Les règles du chantier réel, les notices et les procédures de l’entreprise conservent leur autorité.
L’activité pratique suit une progression. Le stagiaire observe, reçoit une démonstration, réalise l’action, verbalise ses contrôles et reçoit un retour. Cette démarche révèle les incompréhensions que le QCM seul ne montre pas.
Séquence 10 : évaluer les acquis
L’évaluation accompagne toute la formation. Les questions orales, les quiz, les études de cas et les exercices permettent au formateur d’ajuster ses explications. Le contrôle final vérifie les connaissances et la capacité à choisir une conduite adaptée.
Une bonne évaluation ne cherche pas le piège. Elle reprend les objectifs du programme : reconnaître un risque, choisir une prévention, préparer un poste, identifier les acteurs et alerter. Les erreurs deviennent aussi des points de reprise avant la fin de la session.
La remise de l’attestation suit les règles prévues par le programme et l’assiduité du stagiaire. Le PASI BTP® ne vaut pas autorisation pour une tâche qui exige une formation ou une habilitation spécifique.
Comment préparer les deux jours ?
Le commanditaire transmet la liste des participants, les informations sur le site et les contraintes d’accès. La convocation précise les horaires, le lieu, le point de rendez-vous, les documents et les EPI. Chez MOBILIS, le casque avec jugulaire, les chaussures de sécurité, les gants, les lunettes et le gilet haute visibilité figurent parmi les équipements prévus pour les activités du PASI BTP®.
Le site doit offrir un espace compatible avec la salle, le plateau et le stationnement du dispositif mobile. Les règles locales doivent être communiquées avant la session. Un besoin d’adaptation peut être étudié avec le bénéficiaire, l’entreprise et le référent handicap.
Le programme complet constitue le document de référence. Il précise le public, les prérequis, les objectifs, les méthodes, les évaluations, la validation et les contacts utiles.
À retenir
Les quatorze heures du PASI BTP® suivent une progression cohérente : comprendre, observer, choisir et agir. Le programme associe les notions de prévention, le mécanisme de l’accident, le rôle des acteurs, l’urgence, les règles, les dix risques, la préparation du poste et la pratique.
La qualité du parcours dépend de l’équilibre entre la salle et les situations. Une formation trop théorique laisse peu de traces. Une pratique sans explication peut créer de faux réflexes. Le lien entre les deux donne au stagiaire des repères qu’il peut mobiliser lors de son accueil sur chantier.
MOBILIS propose ce parcours sur site ou sur un site partenaire. Le programme PASI BTP® peut être consulté en ligne avant la demande de devis ou l’inscription.
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Sources et références
Les informations de cet article restent générales. Les consignes du chantier, les procédures de l’entreprise et les formations propres au poste restent applicables.



