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PASI BTP® : qui doit suivre cette formation de sécurité ?

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Le PASI BTP® vise les salariés intérimaires appelés à intervenir sur chantier. Voici les profils concernés, les prérequis et les vérifications à prévoir avant la mission.

Le PASI BTP® a été conçu pour les salariés intérimaires qui interviennent sur des chantiers du bâtiment et des travaux publics. Cette réponse paraît directe, mais elle ne règle pas toutes les questions. Une agence peut se demander à quel moment inscrire un candidat. Une entreprise peut hésiter entre PASI, accueil sécurité, formation métier et habilitation. Un intérimaire peut croire que le passeport suffit pour toutes les tâches.

Le dispositif apporte une formation commune aux risques génériques. Il facilite l’intégration des intérimaires au sein des entreprises qui l’ont adopté. Il ne remplace pas la vérification des compétences, les formations propres au poste, les autorisations, les habilitations ni l’accueil du chantier.

Pour décider si une personne doit suivre le PASI BTP®, il faut donc examiner son statut, la nature de la mission, les attentes de l’entreprise utilisatrice et les règles du réseau auquel appartient le chantier.

Le public principal : les salariés intérimaires du BTP

Le programme MOBILIS vise les intérimaires missionnés sur des chantiers BTP. Le salarié peut exercer dans le bâtiment, les travaux publics, le gros œuvre, le second œuvre, les routes, le génie civil ou des activités associées, dès lors que sa mission l’amène sur un chantier et dans le périmètre du dispositif.

La formation reste pertinente pour un candidat qui découvre le secteur, mais aussi pour un intérimaire expérimenté qui ne dispose pas encore du passeport. L’expérience métier ne garantit pas une connaissance homogène des règles de prévention. Le parcours permet de revoir les risques communs, le rôle des acteurs, la préparation du poste et l’alerte.

Le PASI BTP® ne vise pas, par principe, tous les salariés permanents du BTP. D’autres formations peuvent répondre à leurs besoins. Un organisme doit respecter le public défini par le référentiel et par le programme de l’action.

Le PASI BTP® est-il obligatoire ?

Il faut éviter une réponse trop large. Le Code du travail n’impose pas sous ce nom un PASI BTP® à tous les intérimaires de France. En revanche, des entreprises, des fédérations ou des donneurs d’ordre peuvent intégrer le passeport à leurs conditions d’accès ou à leurs exigences de prévention.

Le portail officiel et EGF présentent le PASI comme un prérequis pour les chantiers qui relèvent du dispositif. Dans ce périmètre, l’agence et le candidat doivent vérifier la demande avant la mission. Une entreprise peut refuser l’accès si le passeport figure parmi ses règles internes ou contractuelles.

La bonne pratique consiste à contrôler trois points : l’entreprise utilisatrice exige-t-elle le PASI, le chantier appartient-il au périmètre d’un réseau qui l’a adopté, et la mission expose-t-elle le salarié à des activités de chantier ? Cette vérification évite une inscription inutile ou une arrivée sans justificatif.

À quel moment inscrire un intérimaire ?

L’inscription a plus de valeur avant la première mission sur un chantier qui demande le passeport. Elle laisse au salarié le temps de suivre les deux jours, de passer l’évaluation et de recevoir les éléments prévus.

Une agence peut aussi construire un vivier de candidats formés. Cette anticipation réduit les délais au moment d’une demande urgente. Elle ne doit toutefois pas conduire à inscrire un candidat sans projet cohérent, sans information sur le secteur ou sans vérification des prérequis.

Pour un intérimaire déjà en activité, la formation peut être programmée entre deux missions ou avant une affectation sur un nouveau périmètre. L’organisation doit préserver les quatorze heures prévues. Un fractionnement improvisé ou une réduction du contenu affaiblit la cohérence du parcours.

Quels prérequis faut-il vérifier ?

Le programme MOBILIS prévoit un âge minimal de dix-huit ans et une compréhension orale du français. Cette compréhension ne signifie pas la maîtrise d’un vocabulaire technique complexe. Elle doit toutefois permettre au stagiaire de suivre les consignes, de participer aux exercices, de répondre aux évaluations et d’alerter.

Avant l’inscription, un positionnement peut repérer l’expérience du candidat, sa connaissance du chantier, ses attentes et ses besoins d’adaptation. Un échange simple évite de découvrir une difficulté majeure le premier matin.

La situation de handicap fait l’objet d’une étude avant la session. Le référent handicap examine le besoin avec le bénéficiaire et le commanditaire. L’adaptation doit rester compatible avec les objectifs, les activités et les règles de sécurité. Une solution peut porter sur les supports, le rythme, l’accès, l’organisation ou l’accompagnement.

Quels métiers peuvent être concernés ?

De nombreux métiers intérimaires peuvent intervenir sur chantier : manœuvre, maçon, coffreur, bancheur, ferrailleur, canalisateur, aide-électricien, peintre, plaquiste, opérateur de démolition, ouvrier routier, poseur, magasinier de chantier ou conducteur d’engin selon les compétences requises.

Le PASI BTP® ne valide aucun de ces métiers. Il ne prouve pas qu’un salarié sait conduire un engin, monter un échafaudage, réaliser un branchement ou élinguer une charge. Il atteste un parcours consacré aux bases de la prévention.

L’agence doit donc continuer à vérifier l’expérience, les diplômes, les certificats, les habilitations, l’aptitude médicale et les autorisations nécessaires. L’entreprise utilisatrice contrôle aussi l’adéquation entre le profil et la tâche réelle.

Quel est le rôle de l’entreprise de travail temporaire ?

L’entreprise de travail temporaire prépare la mission avec le client. Elle recueille les informations sur le poste, les risques, les compétences, les EPI, les horaires et les conditions d’accès. Elle choisit un salarié dont le profil correspond à la demande.

Dans le cadre du PASI BTP®, l’agence peut vérifier la validité du passeport, inscrire le candidat auprès d’un organisme adapté et transmettre les informations utiles. Elle explique aussi que le passeport ne donne pas un droit automatique à toute mission.

La qualité de la fiche de liaison et des échanges avec l’entreprise utilisatrice joue un rôle fort. Une mission décrite comme « aide chantier » reste trop vague. Le salarié doit connaître les tâches prévues, les contraintes, les équipements et les compétences attendues.

Quel est le rôle de l’entreprise utilisatrice ?

L’entreprise utilisatrice reste responsable des conditions d’exécution du travail et de la sécurité sur son site. Elle organise l’accueil, présente les risques locaux, remet ou vérifie les équipements, explique la tâche et désigne les interlocuteurs.

Le PASI BTP® ne réduit pas cette responsabilité. Un salarié titulaire du passeport peut découvrir un chantier avec une circulation particulière, des réseaux, des zones interdites, une coactivité ou un plan de secours spécifique. Ces informations n’existent pas dans une formation générique.

L’entreprise vérifie aussi les compétences et les autorisations propres au poste. Elle assure la formation renforcée à la sécurité lorsque la réglementation l’exige pour un poste à risques particuliers. Le suivi doit se poursuivre après le premier accueil, surtout lors d’un changement de tâche ou de zone.

Quel est le rôle du salarié intérimaire ?

Le salarié participe activement à sa prévention. Il donne des informations fiables sur son expérience et ses compétences. Il suit la formation, pose des questions, respecte les consignes et utilise les moyens mis à sa disposition.

Lors de la mission, il reste dans le périmètre défini. Une demande qui dépasse ses compétences, une consigne contradictoire ou un matériel défectueux doit conduire à un échange avec l’encadrement. Le silence ne protège ni le salarié ni l’entreprise.

Le PASI BTP® développe le devoir d’alerte et la capacité à réagir. Le salarié apprend à décrire une situation sans dramatisation et sans minimisation. Il peut préciser le lieu, le danger, les personnes exposées et l’action en cours.

Le PASI BTP® suffit-il pour travailler en hauteur, conduire ou élinguer ?

Non. Le passeport sensibilise aux risques, mais il ne remplace pas les formations et autorisations propres aux activités.

La conduite d’un engin peut exiger une formation adaptée, une évaluation et une autorisation de conduite délivrée par l’employeur. Une intervention électrique peut nécessiter une habilitation. Le montage, la modification ou le démontage d’un échafaudage demande des compétences spécifiques. L’utilisation d’un harnais, l’élingage ou le travail près de réseaux suivent aussi des règles propres.

Le PASI BTP® aide le salarié à reconnaître qu’une tâche demande un niveau de compétence supérieur. Cette capacité à dire « je ne suis pas formé pour cette opération » représente un vrai résultat pédagogique.

Faut-il repasser le PASI à chaque mission ?

Le portail officiel présente une validité de dix ans. Le salarié n’a donc pas à suivre la formation complète à chaque mission si son passeport reste valide et reconnu dans le périmètre concerné.

Cette durée ne supprime pas l’accueil à chaque arrivée. Un nouveau chantier impose de nouvelles informations. Un changement de poste, de matériel, de méthode ou de risque peut aussi nécessiter une formation complémentaire.

L’agence et l’entreprise vérifient la validité du justificatif et l’identité du titulaire. En cas de doute, elles se rapprochent du gestionnaire du dispositif ou de l’organisme qui a délivré l’attestation selon la procédure prévue.

Comment préparer le candidat avant les deux jours ?

La convocation doit préciser le lieu, les horaires, le point de rendez-vous, les documents et les EPI. Le candidat gagne à connaître la finalité du parcours : il ne vient pas seulement obtenir un papier, mais travailler ses réflexes de prévention.

Le programme MOBILIS prévoit des activités en salle et sur un plateau technique mobile. Les EPI indiqués pour la session comprennent le casque avec jugulaire, les chaussures de sécurité, les gants, les lunettes et le gilet haute visibilité. La liste exacte figure dans la convocation.

Le candidat peut aussi signaler avant la session une difficulté de lecture, de compréhension, de mobilité ou toute autre situation qui demande une étude. Une réponse préparée vaut mieux qu’une adaptation improvisée.

Les erreurs fréquentes à éviter

La première erreur consiste à présenter le PASI BTP® comme un permis général de travailler sur chantier. La deuxième revient à le confondre avec une certification métier. La troisième consiste à supprimer l’accueil local sous prétexte que le salarié connaît déjà les risques génériques.

Une autre erreur concerne le choix du public. Inscrire une personne qui ne comprend pas les consignes ou qui n’appartient pas au public prévu fragilise la formation. Le positionnement et l’échange avec l’agence permettent de sécuriser l’inscription.

Enfin, la course au délai peut conduire à réduire la durée ou la pratique. Le format de quatorze heures a une cohérence. Le salarié a besoin de temps pour observer, comprendre, essayer et recevoir un retour.

À retenir

Le PASI BTP® vise les salariés intérimaires appelés à intervenir sur des chantiers. Il peut constituer un prérequis d’accès pour les entreprises qui adhèrent au dispositif. La formation demande un âge minimal de dix-huit ans et une compréhension orale du français selon le programme MOBILIS.

Le passeport complète la préparation de la mission. Il ne remplace pas les compétences métier, les habilitations, les autorisations, l’aptitude, l’accueil du chantier ou les formations propres au poste.

Une inscription réussie repose sur un dialogue entre l’agence, l’entreprise utilisatrice, le salarié et l’organisme de formation. Chacun apporte les informations qui permettent de choisir la bonne session et de préparer la suite.

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Sources et références

Les informations de cet article restent générales. Les consignes du chantier, les procédures de l’entreprise et les formations propres au poste restent applicables.

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