Une formation PASI BTP® peut se dérouler au plus près de l’entreprise. Voici les étapes pour préparer le site, le groupe, les EPI, la logistique et le suivi.
Organiser une formation PASI BTP® sur site réduit les déplacements et rapproche les activités pédagogiques de la réalité professionnelle. Cette solution demande toutefois une préparation rigoureuse. Le lieu doit accueillir un groupe de huit à douze stagiaires, une séquence en salle, un plateau pratique, le matériel et les temps d’évaluation. Les accès, le stationnement, les règles locales et les EPI doivent être définis avant le premier jour.
MOBILIS a conçu un dispositif mobile qui transporte les supports, les équipements de démonstration et le matériel prévu pour les mises en situation. La formation peut se tenir sur un dépôt, une base-vie, un chantier, un parking d’entreprise ou un site partenaire, sous réserve de conditions compatibles avec les activités.
Voici une méthode en dix étapes pour organiser une session fluide, sûre et conforme au programme.
1. Définir le besoin et le public
La première étape concerne le besoin réel. L’entreprise ou l’agence précise le nombre de salariés, leurs métiers, leur expérience, les dates souhaitées et les attentes liées aux missions futures.
Le PASI BTP® vise les intérimaires missionnés sur des chantiers BTP. Le programme MOBILIS prévoit des stagiaires âgés d’au moins dix-huit ans, avec une compréhension orale du français. Un effectif de huit à douze personnes permet d’organiser les échanges et les activités.
Le commanditaire peut aussi signaler des besoins particuliers : niveau d’expérience faible, groupe qui connaît peu le vocabulaire du chantier, contraintes de mobilité ou adaptation liée au handicap. Ces informations ne servent pas à exclure. Elles aident à préparer les supports, le rythme et les conditions d’accueil.
Une demande claire facilite le devis, la convention, la convocation et la préparation pédagogique.
2. Choisir les dates et préserver les quatorze heures
La formation se déroule sur deux jours, pour un total de quatorze heures. Les horaires doivent permettre l’accueil, les pauses, la théorie, la pratique et l’évaluation sans réduire le contenu.
Le commanditaire évite de placer la session lors d’une période qui rend le site indisponible ou trop bruyant. Une livraison exceptionnelle, un chantier très actif, une fermeture de dépôt ou des travaux internes peuvent perturber les exercices.
Les participants doivent être libérés de leurs tâches durant la formation. Un stagiaire appelé plusieurs fois par son agence ou son responsable perd le fil du parcours et risque de ne pas remplir les conditions d’assiduité.
La planification prévoit aussi le temps d’installation du dispositif avant l’arrivée du groupe et le rangement après la session.
3. Sélectionner un lieu adapté
Le lieu doit offrir deux fonctions : un espace pour les séquences théoriques et une zone pour les activités pratiques. L’espace couvert accueille le vidéoprojecteur, les supports, les échanges et les évaluations. La zone extérieure reçoit le plateau mobile, les démonstrations et les mises en situation.
Le sol doit rester stable et accessible au fourgon. L’implantation ne doit pas bloquer les secours, les livraisons, les circulations ou les zones de production. Le site doit aussi offrir des sanitaires et des conditions d’accueil compatibles avec deux journées.
Un site partenaire peut convenir lorsqu’un chantier ne possède pas l’espace nécessaire. L’adresse exacte, le point de rendez-vous, le stationnement et les règles d’accès figurent alors dans la convocation.
Une visite ou un échange avec photos et plan peut sécuriser le choix avant la confirmation.
4. Organiser les accès et les circulations
Le fourgon, les stagiaires et le formateur doivent rejoindre le lieu sans créer un nouveau risque. Le commanditaire précise l’entrée, les horaires d’ouverture, les badges, les contacts, les restrictions de gabarit et le stationnement.
La zone pratique doit être séparée des véhicules et des activités du site. Un balisage lisible définit le périmètre pédagogique. Les cheminements entre la salle, le plateau, les sanitaires et la pause doivent rester sûrs.
Lorsque la session se tient sur un chantier actif, les règles du site s’appliquent en complément du règlement de l’organisme. Un accueil local peut être nécessaire pour le formateur et les stagiaires.
Le plan d’accès envoyé avec la convocation réduit les retards et les appels le matin de la session.
5. Préparer le dispositif mobile et le plateau technique
Le fourgon MOBILIS transporte les supports, les équipements et le matériel des ateliers. La configuration varie selon le programme et les contraintes du lieu.
Le plateau ne cherche pas à reproduire un chantier complet. Il crée des situations pédagogiques maîtrisées : balisage, accès, EPI, outils, équipements, charges, dispositifs provisoires ou scènes de chasse aux risques. Chaque activité possède un objectif, un brief, une démonstration et une règle de sécurité.
L’implantation prévoit les zones d’observation, les déplacements du groupe, le stockage et les temps de montage. Les exercices ne doivent pas se croiser de façon dangereuse. Le matériel inutilisé reste rangé.
Une vérification avant chaque demi-journée contrôle la stabilité, l’état des équipements, le balisage et l’absence d’interférence avec le site.
6. Communiquer les EPI et les documents
La convocation précise ce que chaque participant doit apporter. Pour le PASI BTP® MOBILIS, la liste prévoit le casque avec jugulaire, les chaussures de sécurité, les gants, les lunettes et le gilet haute visibilité.
Le commanditaire vérifie que les EPI correspondent aux activités et restent en bon état. Les stagiaires peuvent aussi avoir besoin d’une pièce d’identité, de la convocation et de tout document prévu par la session.
Une liste envoyée trop tard crée des oublis. L’information gagne à apparaître sur la convocation, dans le mail de rappel et auprès du responsable du groupe.
Le formateur dispose de quelques équipements de démonstration, mais ils ne remplacent pas toujours les EPI personnels nécessaires à la pratique.
7. Préparer l’accueil et l’accessibilité
L’accueil commence avant la formation. Le stagiaire reçoit le programme, la convocation, les horaires, le lieu, les consignes et les contacts utiles. Il sait où se présenter et à qui s’adresser.
Toute demande liée au handicap peut être transmise au référent avant l’inscription. L’étude porte sur l’accès, la compréhension des supports, le rythme, les activités, les équipements et la sécurité. Le bénéficiaire, le commanditaire et l’organisme recherchent une solution compatible avec les objectifs.
Le premier matin, le formateur présente le cadre, le programme, les règles, les pauses, les moyens d’alerte et les évaluations. Un positionnement rapide permet de connaître l’expérience du groupe et d’ajuster les exemples.
Cette étape crée un climat qui favorise les questions. Un stagiaire qui n’ose pas signaler une incompréhension risque de reproduire ce silence sur chantier.
8. Articuler salle, pratique et évaluation
Une session sur site ne doit pas devenir une démonstration permanente du matériel. Le programme conserve ses séquences théoriques : enjeux, définitions, mécanisme de l’accident, rôle des acteurs, urgence, règles, alerte et droit de retrait.
La pratique intervient pour donner du sens. Une scène de déplacement illustre les cheminements. Un atelier hauteur montre les contrôles. Une situation d’élingage aide à repérer les accessoires et la zone de levage. Les activités restent liées aux objectifs du référentiel.
L’évaluation accompagne les deux jours. Les quiz, les questions, les études de cas et les exercices donnent au formateur des informations sur les acquis. Le contrôle final ne doit pas découvrir une difficulté qui n’a jamais été travaillée.
La progression « Découverte, Démonstration, Application » aide à garder un rythme lisible.
9. Prévoir les documents de suivi
La feuille d’émargement est signée par demi-journée. Le dossier de session peut aussi comprendre le positionnement, les supports d’évaluation, la satisfaction, les incidents éventuels et les documents de fin de formation.
Le commanditaire transmet les informations exactes sur les stagiaires avant la session. Les noms doivent correspondre aux pièces et aux documents prévus. Toute absence, arrivée tardive ou départ anticipé doit être signalé.
L’attestation de formation suit les règles du programme et l’assiduité. Le document ne doit pas être présenté comme une autorisation métier ou une habilitation.
La protection des données mérite aussi une attention. Les listes, résultats et coordonnées doivent rester accessibles aux seules personnes autorisées.
10. Préparer l’après-formation
La fin de la session ne clôt pas la prévention. L’agence et l’entreprise utilisatrice intègrent le résultat dans la préparation des missions. Elles vérifient les autres compétences, les formations, les aptitudes et les autorisations.
Lors de l’arrivée sur chantier, le salarié reçoit un accueil propre au site. Il découvre les circulations, les risques locaux, les secours, les consignes et son poste. Le PASI BTP® facilite cet accueil, mais ne le remplace pas.
Le retour des stagiaires et du commanditaire peut aussi améliorer les sessions futures. Une difficulté récurrente, un besoin de vocabulaire ou un problème logistique mérite une action.
Le programme, la satisfaction et les observations du formateur offrent une base pour ce bilan.
Les points de vigilance pour une session sur site
Plusieurs erreurs peuvent fragiliser l’organisation. Un espace trop petit réduit la pratique. Une zone exposée aux véhicules crée un risque. Un groupe incomplet ou qui change en cours de journée perturbe la progression. Des EPI manquants limitent les exercices.
Le site doit aussi éviter de confondre formation et production. Les stagiaires ne réalisent pas une tâche réelle pour gagner du temps. Les exercices restent sous le contrôle du formateur et dans un périmètre défini.
La météo peut modifier l’organisation. Un plan de repli, un espace couvert ou une adaptation du programme permettent de préserver la sécurité sans supprimer les objectifs.
Enfin, les photos du site et les informations transmises à l’organisme doivent rester à jour. Une zone disponible au moment du devis peut devenir une zone de stockage le jour de la session.
Checklist de préparation
Avant la confirmation, le commanditaire vérifie le public, l’effectif, les dates, le lieu, l’accès du fourgon et la zone de pratique. Avant l’envoi des convocations, il confirme les horaires, le point de rendez-vous, les EPI, les documents et le contact sur site.
Quelques jours avant la session, un contrôle porte sur la disponibilité de la salle, l’électricité, les sanitaires, le stationnement et les circulations. La liste des participants est transmise à l’organisme. Les besoins d’adaptation ont reçu une réponse.
Le premier jour, le site reste accessible à l’heure prévue et la zone pratique demeure libre. Le contact local peut répondre au formateur en cas de changement.
Cette checklist simple évite la majorité des difficultés logistiques.
Pourquoi choisir une formation mobile ?
Le format mobile limite les déplacements du groupe et rapproche le parcours des réalités de l’entreprise. Il facilite la participation de plusieurs intérimaires d’un même secteur et permet au commanditaire de suivre l’organisation.
La mobilité ne doit pas être confondue avec une version allégée. Le dispositif doit préserver la durée, les objectifs, les risques, la pratique et les évaluations. Le fourgon sert la pédagogie ; il ne la remplace pas.
Chez MOBILIS, les supports, le matériel de démonstration et les ateliers rejoignent le site. La configuration s’ajuste au lieu après l’étude de faisabilité. Le programme détaillé permet de vérifier les conditions avant la réservation.
À retenir
Une formation PASI BTP® sur site demande une préparation partagée. L’organisme apporte le formateur, le programme, les supports, le plateau et les évaluations. Le commanditaire apporte un lieu adapté, des informations fiables, les participants, les accès et les conditions locales.
La réussite repose sur trois critères : préserver les quatorze heures, garantir une pratique sûre et préparer l’accueil avant le premier jour.
MOBILIS étudie la faisabilité d’une session sur site ou sur un site partenaire. Le premier échange permet de préciser l’effectif, le lieu, les dates, les EPI, les contraintes et les besoins d’adaptation.
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Sources et références
- Prévention BTP — Bien accueillir les salariés intérimaires sur les chantiers
- INRS — Salariés intérimaires : ce qu’il faut retenir
- MOBILIS — Programme PASI BTP®
Les informations de cet article restent générales. Les consignes du chantier, les procédures de l’entreprise et les formations propres au poste restent applicables.



